Rose Bud pour White Bird

La semaine dernière, je vous présentais les beaux bijoux de Cathy Waterman, accompagnés d’une promesse, celle de vous emmener où je les avais dénichés

On y va ?

C’est parti pour un reportage, chez Stéphanie Roger, plutôt dans sa boutique, au doux nom de WHITE bIRD, sise rue du Mont Thabor, cachée entre le Jardin des Tuileries et la rue Saint-Honoré.

Quand je repense à cette visite, à tous ces trésors et au sentiment étrange qui m’a prise depuis, j’ai envie de couper un bouton de rose et de le lui offrir, bijou éphémère, empreint de nostalgie déjà de savoir qu’il va se faner bientôt.

J’arrivai en terre inconnue ce jour-là, et de loin, j’ai été envahie par une douce familiarité : la rue du Mont Thabor abrite des boutiques intimes et prisées des esthètes, celles de Maria Luisa…

Or L’enseigne de WHITE bIRD était proche, si près de ce doux prénom que j’en ai souri à distance (courte distance en réalité car je suis myope comme une taupe).

J’ai découvert la longue boutique aux larges vitrines, et humé le parfum des roses, touché de la main les feuilles vertes, deviné, à l’intérieur, les silhouettes de jeunes femmes en pâmoison devant des éclats de pierres précieuses.

Mais nul vigile, double porte, confinement des bijouteries du quartier.

Au contraire, l’espace semblait inviter à pousser la porte.

Dans l’ordre pourtant et si impatiente que je sois, j’ai fait durer le plaisir, commencé par m’approcher des vitrines, des cages de verre sur les socles d’osier dans lesquelles on aurait pu apercevoir une poule ou un canard sans s’étonner.

Là, malgré les reflets et le verre, j’ai shooté les vitrines, faisant durer les préliminaires, caressant des yeux un collier fléché, une bague toute fine, des boucles scintillantes…



Enfin je suis entrée.

Dans une douce lumière, loin de l’atmosphère étouffante des Maisons de la Place Vendôme ou de la froideur intimidante de Galeries contemporaines que je fuis, j’ai été accueillie avec gentillesse (pas cueillie comme un fruit mur sur le point de dégainer la CB).

J’ai demandé si je pouvais faire quelques photos et l’on m’a laissée me promener dans les différents espaces de la vaste pièce, profiter en toute tranquillité de la clarté des lieux, des meubles vintage, des canapés moelleux, et surtout zieuter, dans les cubes de verre suspendus, des bijoux délicats, comme je n’en avais jamais vus, des pièces uniques, provenant d’univers hétéroclites et cependant harmonieux…


Des fleurs, encore, mais aussi des petits fours, du thé, des miroirs négligemment posés, des cahiers, des livres, comme dans un intérieur d’appartement d’une amie qui aurait un goût sûr et le sens de l’hospitalité.


Cathy Waterman se promenait dans la boutique, apprivoisait l’endroit, tandis que sa fille, sur le canapé de cuir et de plaids, grignotait un croissant ou une fraise, répondait aux questions de qui venait s’asseoir à son côté, naturellement belle et presque timide.

C’est le fauteuil noir que j’ai choisi pour me poser et Stéphanie est ensuite venue me rejoindre, dans le recoin qu’elle préfère, car elle y a une vue sur l’intégralité de sa boutique et peut, en toute quiétude, s’assoupir pour une sieste dans les coussins de lin ou chambray recouverts (enfin c’est ce que j’imagine mais avec moi elle était bien éveillée et sa vivacité d’esprit aussi évidente que l’aménité la plus exquise de son abord).

Pourtant, elle pourrait prendre de grands airs, Stéphanie. Son CV est impressionnant.

Il y a vingt ans qu’elle travaille dans la joaillerie, tour à tour chez Cartier, Piaget, Chaumet, ou Dinh Van qu’elle dirigea de 1998 à 2005.

Son désir d’être au plus proche des créateurs et de mener sa propre aventure a mûri au fil du temps et elle a sauté de la falaise finalement, pour réunir en cet endroit qui lui ressemble, des bijoux qu’elle aime, uniques bien souvent, sortis d’ateliers de créateurs qu’elle a choisis, rencontrés lors de ses voyages réels ou imaginaires, via leurs sites internet (Magie du Web… encore).

Après avoir discuté avec elle, ou était-ce avant, probablement les deux… j’ai tenté de vous montrer des bijoux, des recoins, comme le comptoir… Encore une cloche de verre qui rendrait jalouse ma maman jardinière, de petites cartes adorables, une bougie d’ambiance qui sait se faire oublier, comme les frais et vrais parfums, habitant l’air sans le saturer, doux comme les hautbois.

Allez zou, je vous colle une preuve que j’étais bien là, en boots strassés et cachemire Delicious Freaks au cou.

Et je vous montre un mur spécial, témoin de la collaboration pour aménager l’espace avec l’architecte autrichien Günther Domenig, un mur où les bijoux le disputent aux étoiles de mer, cabinet de curiosités, étonnant, détonnant…
Les objets en papier mâché sont l’oeuvre de Raphaël de Villers, un fabuleux céramiste qui expose des sculptures en porcelaine au Musée de la Chasse, entre autres… Intrigants, ses animaux peuplent les étagères d’une faune mystérieuse.

On zoome sur les bijoux ? Ce jour-là, ceux de Cathy étaient à l’honneur et des pendants d’oreilles rosés comme du champagne me faisaient de l’oeil droit tandis que d’autres bleu marine occupaient mon oeil gauche et que les bagues, toutes, habitaient mon esprit et mes rêves…



Celle de Peau d’Ane, de Mélusine ou mienne un jour… prenant la plus grande place, miroir retourné pour ne pas obtenir de lui la confirmation de ce que je subodore déjà : elle me va… je l’aime (Bouhouhouhhh).

Je tente les perles qu’elle travaille aussi et une vitrine de bagues et médaillons d’une autre créatrice…


Mais le point est trop difficile à faire, alors je vous propose, en attendant de les découvrir mieux sur le site qui a ouvert hier (voir en bas d’article), un extrait des femmes de talent qui peuplent la place.

Car la plupart des artistes exposés sont des femmes, du monde entier, toutes talentueuses, toutes fabuleuses.

Alexandra Jefford, Alyssa Norton, Annina Vogel, Brooke Gregson, Cathy Waterman, Grasilver, Ileana Makri, Jacqueline Rabun, Karen Liberman, Lia di Gregorio, Lito Karakostanoglou, Philippa Holland, Pippa Small, Sheva Fruitman, Sia Taylor…

En voici quelques-unes, accompagnées de leurs pièces emblématiques.

Or, diamants, fils de soie, pierres précieuses ou semi, perles, pièces de numismates, inspirées de la Nature, des Sioux, de la mythologie ou des contes pour enfants, leurs réalisations sont autant d’envies à ajouter au bas d’une loooongue lettre au Père Noël.








Sur le site vous découvrirez les autres, ainsi que les biographies de chacune… Moi je laisse parler leurs bijoux (et je les entends trop bien, fort et clair. Inquiétant.)

J’ai dit au revoir à tout le monde, remercié pour ce moment en suspens.

C’est à regret et reculons que je suis repartie, heureuse, séduite, n’emportant avec moi que ces images et une rose en bouton, volée à la faveur de l’ombre, dans le crépuscule naissant d’un après-midi d’hiver.

Pour votre annulaire, votre poignet, votre cou… ou rien que pour vos yeux et leur plaisir, allez-y !

Anne

Liens et informations :
Tout neuf, le site internet de WHITE bIRD, avec un Eshop sur lequel on peut commander certaines pièces… Les parisiennes ne seront donc pas les seules à être tentées et à succomber, j’espère.

La boutique à Paris :

WHITE bIRD
fine jewellery
38, rue du Mont Thabor
75001 Paris

Tel : 01 58 62 25 86

10 réflexions sur “Rose Bud pour White Bird

  1. cleopat dit :

    tout semble mis en oeuvre pour le plaisir des yeux mais aussi celui d apprécier de si jolies choses! de façon simple presque décontractée et ça change de l’ ambiance guindée de certaines bijouteries. Serait ce comme je le ressens à l image de la jolie maîtresse des lieux ?

    • effectivement. On a vraiment l’impression d’être reçue plus que d’entrer dans une boutique, c’est chaud et doux.

    • June dit :

      Tellement beau que j’ai une envie d’aller y faire un petit tour aujourd’hui.
      Dis moi Anne tes cheveux ont drôlement poussé. Vidéo de Fred.

  2. Mon dieu!! Quel raffinement !! Comme cette boutique est superbe! Tu nous emmènes toujours dans des lieux magiques. Paf, je le note dans mon carnet d’adresses.

  3. Ping : Diamants grecs | Chic & Geek

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