Loewe SS 2012 – Pass Backstage !

Samedi 1er octobre, tandis que le Gotha de la mode se pressait à Henri IV au premier show (naze) de Kanye West (??!!!??), j’avais moi la chance, l’insigne honneur et l’avantage, d’être conviée au (sublime) défilé printemps-été 2012 d’une illustre maison espagnole : Loewe.

C’était dans le 6è arrondissement, un cran plus haut, à la Faculté de Médecine René Descartes, comme chaque année, et c’était beau, si beau…

Mais je vais trop vite. J’ai décidé de tout vous raconter, en deux parties, le spectacle (prochain article) et les coulisses (on y arrive).

Précisons également que je n’étais pas seule : Cécile, de l’Armadio Del Delitto, m’accompagnait.

Pour un premier rendez-vous dans le monde réel, 19h au 83 du Boulevard Saint-Germain et 2 Pass Backstage étaient une excellente entrée en matière ! (Un badge estampillé « Photographe », avec mon petit Panasonic DMC LX3… ma crédibilité était proche de zéro, mais m’en fiche, j’étais là, j’ai cliqué cliqué cliqué !)

La suite fut aussi formidable que j’aurais pu le rêver. Cécile est un amour de blogueuse (Lancelot n’a pas utilisé cette expression, heureusement, mais il était aussi enthousiaste et ravi que moi de la rencontrer… ils ont parlé catch, ne m’en demandez pas plus ;)). Elle portait l’une des robes de sa Tante Cécilia, une Gucci Vintage en soie à rayures, au plissé superbe, qui tombait merveilleusement et marquait sa taille fine d’une ceinture de la même étoffe… (j’étais jalouse !)

Je planais un peu, mais je n’ai pas manqué à mes devoirs : la chose à faire était de présenter la jolie et si chic Cécile à la non moins élégante fée qui nous ouvrait les portes de ce monde parallèle, ma meilleure amie, Constance.


Là encore, le courant est passé, mais qui pourrait ne pas aimer Constance ?

Après ça, je me suis retournée vers la salle : rien à voir avec l’étuve que j’imaginais et qui me faisait flipper, un vrai grand hall, impressionnant, immense, au plafond très très haut (Constance me connaît, je la soupçonne d’avoir organisé ça juste pour moi).

A vrai dire je n’ai pas remarqué tout de suite, mes yeux se sont d’abord posés sur un ange délicat et gracile, qui répond merci avec un sourire désarmant quand on lui dit qu’elle est sooo pretty (pas très original, mais j’aurais voulu vous y voir !).

La salle donc. Je suis allée tout au bout, ai monté quelques marches, pour vous en prendre une vue large, tentant de rendre la volatile effervescence de tout ce monde agité… une ruche.

Occupés, mais pas stressés, professionnels, chacun ses fiches et sa tâche, pour un ballet bien rodé de danseurs étoiles du make-up, de la coiffure, des retouches de dernière minute, et bien sûr dans les premiers rôles, les mannequins, sages poupées qu’on peint, qu’on habille, patientes et polymorphes.

Le premier qui m’a impressionnée, c’est ce maquilleur :

J’étais dans la Grande Vadrouille et aurais-je eu un brin d’audace, je lui aurais demandé « Are You Big Moustache ? » et siffloté Tea for Two… J’ai pas osé.

Les observer travailler, tous, était une leçon de dextérité, fascinant.

Un autre truc incroyable, c’était leur palette… de quoi refaire le plafond en Chapelle Sixtine !

Mais l’important reste le résultat et lorsqu’on croise le visage d’une des filles qui se retourne, on se rend compte que le plus simple est le plus compliqué :

Point de halo en quadricolore, de paillettes en forme de croissants de lune, de pommettes rose fluo. Non. Tout était fait pour un rendu sophistiqué mais élégant, de femmes au teint parfait, yeux smocky léger sous sourcils à peine accentués, et rouges à lèvres d’un écarlate pur et vibrant : « simplement belle » devait être le mot d’ordre.

Elle l’était, Saskia de Braw, coupe garçonne et longs doigts fins, comme ses traits. C’est elle qui devait clore le défilé mais je ne le savais pas encore.

Ils s’affairaient, indifférents à ma présence, tandis que je me promenais dans ce Temple éphémère d’une beauté qui l’est à peine moins, tentant d’arriver malgré les obstacles aux longues tables dédiées à la coiffure.

M’y voilà !

Que vous dire ? Le même esprit de simplicité régnait sur ce domaine, et pourtant que de travail ! Des cheveux ajoutés pour le volume, des fers qui brûlent, de la laque lissante. Tout ça pour des cheveux ballants, glissés derrière les oreilles, raie au milieu, apparente sobriété encore, pour mettre en valeur les femmes et les habits.

Hé hé… moi aussi j’avais la coiffure Maison ce soir-là, en un brin plus brouillon 😉 et Cécile la carnation de sa belle Italie.

Difficile de se parler dans le vrombissement des sèche-cheveux… Courage, fuyons !

C’est alors que je repère, tout au fond, probablement le spot le plus stratégique de tous ces préparatifs…
Celui des petites mains. 2 machines à coudre, une table à repasser, un portant…

et des femmes aux doigts experts, qui règlent les derniers détails d’une robe, celle de Saskia, « Midnight python and guipure lace dress », du travail d’orfèvre sur un trésor de délicatesse brodée… quelques petits points à la manche avant de sortir le fer une dernière fois, s’assurer que tout est impeccable (ce le fut !), le moindre détail sous contrôle.

Durant tout ce temps, au milieu de ce joyeux bordel, évoluaient des photographes, à l’affût, matériel impressionnant de sortie, pour clichés nickel.

Ah oui, y’a du lourd, et on demande aux tops de coopérer, parfois en tenant elles-mêmes des sortes de réflecteurs de lumière comme un livre de prière…

Toujours en prenant la pose, sous de grands parapluies noirs, yeux ouverts malgré les flashs qui crépitent.

Attitude nonchalante, silhouettes de lianes, elles savent faire. Aucun doute là-dessus.

Que ce soit pour un close-up ou un plan plus large.

Parce que si, même moi, j’arrive à capter un de leurs regards, sans grimace, plis ou ombre, c’est que leur Beauté est universelle, voire surnaturelle !

Beauté ou photogénie, à vous de décider. J’étais subjuguée, par cette panthère noire ou cette nymphe d’or…

Et quand Fei Fei m’a regardée, avant d’enfiler son uniforme de travail, une des robes de Loewe SS 2012, j’ai rendu les armes.

Oui elles sont minces, trop, grandes, tellement, jeunes, si jeunes… et belles ! C’est merveilleux et désespérant à la fois.

Il était temps de partir, elles se déshabillaient, et ce site n’est pas interdit aux moins de 12 ans, ni le prétexte à libations et autres débauches…

En parlant de luxure, et de luxe, ces lunettes de soleil, sur le nez de Marihenny (Gold Iquana Sunglasses), ont percé mon coeur au premier regard.

Non ?
Si ! Je vous assure qu’elle sont sublimes. Vous verriez la silhouette qui va avec… Vous la verrez, dans quelques heures, jours, c’est une promesse.

Revenons donc à Big Moustache, qui décompresse en tripatouillant son collègue hilare :

Zut! J’avais dit rien de compromettant…

Vous me pardonnerez et lui aussi j’espère.

Pour apercevoir les filles habillées, pomponnées, prêtes à se lancer, et déchaînées, j’ai emprunté quelques images sur Style Bistro, histoire de vous donner de quoi espérer la suite de nos aventures à Cécile et moi, de l’autre côté du miroir, en invitées au défilé, très bientôt.



En plus elles ont l’air rigolotes et sympas, c’est honteux. Bien sûr pendant le défilé elles feront la gueule, mais je voulais une trace de leurs sourires.

Nous avions un peu de temps avant le show de 21h et en avons profité pour siroter un jus de fruits à Odéon avec Lancelot (voilà pourquoi et comment il a fait lui aussi la connaissance de Cécile !) et enfin papoter un petit peu.

Mais très vite il a fallu partir pour la rue de l’Ecole de Médecine, où se trouvait l’autre entrée, celle du défilé, ouvrant sur la cour d’honneur…

Mon prochain article vous chantera les louanges de Loewe car la collection m’a littéralement emballée.

Plus tard, j’ai dit au revoir à Cécile et suis repassée par le Boulevard Saint-Germain, là où se déroulait l’action de ce reportage…

Vous vous souvenez le bourdonnement :

Hakim et Hassan, les deux Men in Black de la sécurité, m’ont gentiment laissée entrer le temps d’une image (on a les scoops qu’on peut). Merci les MIB !

La voici :

Tout est désert, les trésors remballés, les chaises empilées.

Ça alors. En quelques minutes finalement.

Je jette un dernier oeil, par la porte entrouverte, à ce qui fut le théâtre de ma soirée Fashion, un pincement au coeur, mais les yeux encore pleins d’une lumière signée Loewe.

Un petit tour et puis d’en va… jusqu’à la prochaine fois.

Anne

Lien :
le Blog de Cécile, l’Armadio del Delitto et son article sur les coulisses du défilé

Une réflexion sur “Loewe SS 2012 – Pass Backstage !

  1. Hé bah !!! Je suis rentré ds ton histoire , et je regrette de ne pas y être allé finalement…
    Merci ! Hate de voir le show !!

  2. cleopat dit :

    merci de nous faire partager de tels moments ! on ne peut s imaginer une telle ruche ou tant de talents et de beautés se croisent et s’ affairent ! et tu as su capter certains regards qui sont à tomber ! (la « Panthère noire » est sublime)

  3. MrsB dit :

    Je me suis toujours demandée ce qui pouvait attirer une jeune fille sur les podiums, peut être que tu viens de répondre à cette question, pour le charme de cette ambiance « d’atelier ».

  4. Hélène Voinnet dit :

    Fabuleux reportage sur les coulisses trépidantes de la Fashion Week ! Les photos sont belles et parfois très dröles (un big-up pour le maquilleur Big Moustache qui n’a pas le look de l’emploi !) Bravo et merci de nous faire rêver…..

  5. … dire que j’étais pas loin… dire que j’aurais aimé partager plus de temps avec Cécile vendredi soir… dire que j’aurais aimé partager un brin de causette avec toi ce soir-là… dire que Big Moustache est topissime… dire que tu racontes à merveille… ah la la continue!!

  6. Tu vois, je suis aussi en mode palette de maquillage aujourd’hui. Cette coiffeuse aux cheveux bleus/violets/roses m’intrigue. J’ai un petit scotch dans la tête en ce moment avec écrit: cheveux stabilottés, car je m’arrête souvent sur cette idée. Merci Cécile pour cette encore très belle tenue. xoxo

  7. sibille dit :

    C est magnifique mais il est vrai que si ces filles sont belles, splendides et MAIGRES, on avait juré qu on ne prendrait plus des tops anorexiques et on continue. Dommage mais le reportage est un joli film à regarder, on le vit….

  8. clara dit :

    Merci, Anne, pour ce beau reportage mais à quand les mannequins taille 38 ? .. pauvres gamines ..

  9. the parisienne dit :

    quelle expérience exceptionnelle ! Et à ta question, je réponds  » belles .. et sans doute photogéniques aussi  » 😉 J’attends la suite avec impatience ! Je rêve d’assister un jour à un défilé de grand .. Il va falloir que je fasse quelquechose je crois 😉

  10. Gabriella dit :

    Bravooo !!!!
    J’ai adoré l’article et on reconnaît tout, l’ambiance, les filles, les autres …
    Constance est tellement mignonne 🙂
    à très vite j’espère !!

  11. L'armadio del delitto dit :

    Ah sacré reportage, sacrés souvenirs aussi!
    On ne pouvait pas rever mieux pour se rencontrer (et parler catch bien entendu).
    Je ne savais pas que Saskia était Saskia, mais j’avais carrément flashé sur elle: m’étonne pas qu’elle ait un tel succès!

  12. Merci à toutes !
    Je suis ravie que ce reportage vous ait emballées…
    Du coup, on remet ça l’année prochaine ?
    Allô Constance chérie ?

    • coco@loewe dit :

      of course !!! on reprend les mêmes et on reçommence ? see you next season ladies …Baisers !!

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