Church’s, vitrine et tradition

Pour en finir avec ma promenade lèche-vitrines de la semaine, je vous montre une petite boutique, rue Saint-Honoré, qui me fait me demander si je ne suis pas fétichiste des pieds d’hommes…
Finalement ?

En effet, il est étrange, presque excitant, de m’imaginer, un soir, agenouillée devant mon mec, défaisant (avec les dents) les lacets de ses chaussures à l’aspect vieilli, pour découvrir des chaussettes encore humides, puis de gros ripatons, forts et durs, macérés. Huuummm…

Pardonnez-moi cet égarement passager, voulez-vous ?

Et revenons à notre vitrine !


Comme un artisan bottier, j’ai décidé de la prendre sous toutes les coutures, pour mieux vous en livrer la spécifique et volatile essence.

Là j’ai envie de parler italien, devant Wanda et son poisson, inspirant l’intérieur de ses bottes de mes deux narines dilatées…

L’odeur du cuir et de la sueur, so hot !!!

Mais veuillez excuser cette parenthèse incongrue et retournons à nos Church’s, en commençant par les blanches, aspect vintage, celles qui m’ont attiré l’oeil et le nez :


Carrément plus viriles que les Zizi Repetto à la Gainsbourg, non ?

De l’autre côté, on est bruns.


et là je vois Indiana Jones (après le coup du chapeau, allez savoir d’où viennent ses chaussures…) ou un autre bottier sexy en diable, dans son atelier tel Héphaïstos sa forge, mains calleuses se promenant sur ma cheville dénudée pour en prendre la mesure, sortant un à un ses outils… menaçant de me briser l’astragale, esquisse de sourire coquin et un peu vicieux, léger filet de bave aux lèvres.


Mais absolvez-moi immédiatement ce crime de lèse-bottier, et pensons plutôt à la vitrine et au classicisme, à la tradition centenaire de cette respectable maison britannique.



Après avoir aimé les Cartmel, Westbury, Tenby, Taunton, Buckden… admirons les Burwood et autres accessoires en cuir lisse ou grainé, puis l’indispensable qui les fera durer toute la vie.


Je suis allée faire un tour sur le site et j’ai donc pu imaginer un instant que, poussant la porte de cette boutique somme toute assez banale pour le quartier, j’allais faire un saut dans l’espace-temps et me retrouver au début du siècle dernier, dans une vénérable institution du Londres chic, attendant qu’un vendeur daigne me présenter les derniers modèles de bottines de ville…

Chouette, hein ?

Tout ça pour dire qu’on dira ce qu’on voudra, la tradition a du bon, God Save the Queen, Hit me Baby one more time, My taylor is rich and my bootmaker even more ! (n’importe quoi…)

Une petite affichette pour leur faire de la promotion gratuite, et puis s’en va…

Bon week-end à tous !

Anne

Liens et informations :

Church’s, le site officiel

Church’s boutique Paris
229 rue Saint-Honoré
75001 Paris

Une réflexion sur “Church’s, vitrine et tradition

  1. maisquelbeautemps dit :

    tu réussis là un post olfactif
    tes é-garnements sont hmmmmmm savoureux
    forcément ça me plaît !
    (dixit une nana qui a tenté post sur flatulences, poils et transpiration…brrrrr)

    • Merci Georges !
      Et moi qui avais évité de te citer pour respecter la présomption d’innocence…
      C’est pas en venant lire des articles pareils que tu vas blanchir ta réputation 😉

  2. isabelle dit :

    Mais Church rajeunit! Je suis étonnée par la série de chaussures aux bouts recourbés et à l’aspect vieilli. Je suis déçue qu’ils jouent dans cette cour. Rien ne vaut une belle patine naturelle faite au fil du temps, ce qui avec Church est possible.

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