Numéro 4, rue Papillon

Aujourd’hui, J’ai l’impression que vous avez envie de profiter du soleil parisien pour une balade, non ?

Faire le plein de vitamine D, lécher des vitrines nouvelles, différentes, explorer des dédales pas trop numides, prendre des risques, jouer les casse-cou, sans arrière pensée (ou presque).

Simplement s’enfoncer dans les entrailles obscures de la ville lumière, y vivre une aventure.

Des vitrines, j’en ai croisé d’étranges lors de mon périple… mystérieuses.

Installation, réparation… de quoi ?

Tous ces spectacles en affiches, vous connaissez ces visages ?

C’est vrai, j’étais en terre inconnue. De la rue des petits carreaux, prenant celle du faubourg Poissonnière, je suis montée haut, très haut, jusqu’à la rue de Paradis.

En face, exactement, ma destination lointaine, celle au si joli nom d’héroïne d’opéra, non pas Butterfly, mais rue Papillon.

Ohhh, comme c’est printanier ! Et que c’est accueillant !

Fonçons, vers le numéro 4.

Ne nous laissons pas embêter par des gravats et des panneaux inamicaux. Aujourd’hui, on pratique le hors-pistes pour le reportage promis la semaine dernière, après mon violent fashion crush avec les Daytona de Karine Arabian, paire de bottes Ô combien désirables qui claquent au soleil, m’éblouissent, me ramènent en terrain connu, celui de la mode :

Regard à droite, et à gauche, avant de m’engouffrer par la porte ouverte derrière laquelle m’attend le sourire d’Hélène, à l’abri des dangers de toutes sortes.

OUF ! J’y suis arrivée.

NB : ne croyez pas que ce soit un exploit pour le commun des mortels, j’ai juste marché 20 minutes et le 9è est encore dans Paris… un quartier génial, même si je n’y vais pas très souvent, plein de trésors et de vie, Karine Arabian en étant un peu la princesse au petit pois des petits pieds.

Entêtée je suis : après avoir repéré les bottes, j’ai pris des renseignements.
La boutique de Karine rue Papillon, comme les chaussures de la créatrice, fêtent leur dixième anniversaire ! Une fête ? Je me suis incrustée…

Pour l’occasion, des travaux dans tout le quartier (euh ça je ne suis pas sûre que c’était prévu…), et surtout un coup de frais, de propre, de pinceau magique, de lumière, de design et de génie à la fameuse boutique. L’espace prend toute sa dimension, agréable et zen, ancré dans l’ancien Paris qui bruisse, mais calme, doux, moderne : un délice.

Larges étagères soutenues par des tiges de ferronnerie arrondies, canapés moelleux aux dossiers en forme de nuages prune, petits tapis ronds gris violine sur parquet miel d’époque, rideaux de lourd taffetas violet profond contrastant avec les murs blancs crémeux…

On lève les yeux (difficile car ils sont scotchés sur le contenu des étagères, mais probable lorsqu’on hésite entre 5 paires) et on admire la création de Julie Legrand, une jeune artiste amie de Karine : un étonnant lustre d’une multitude de bulles de verre soufflé, comme des bulles de savon, qui filtrent la lumière et s’en amusent. Il attend son double de l’autre côté de la boutique pour jouer au ping pong avec les rayons.

Le soleil s’engouffrait dans la place ce jour-là… pas facile du coup d’avoir des photos harmonieuses, mais l’ambiance en était égayée et réchauffée (comme si j’avais besoin de ça…)

Car évidemment, revenons aux étagères de palissandre, dont la rotondité (impossible d’utiliser ce mot sans penser à une cucurbite… ou j’ai l’esprit dérangé ?) épouse les contours de la pièce, et sur lesquelles la collection de Karine Arabian, ses magnifiques chaussures, s’étalent et se prélassent.

Bien sûr qu’on va faire des zooms !

Je vous ai montré quelques modèles déjà, mais ils sont bien plus nombreux et ils arrivent petit à petit dans la boutique, inédits ou déclinaisons d’intemporels, les succès des années passées, devenus classiques mais revus dans des coloris acidulés.

Je me suis plutôt attardée sur les nouveautés… et je vous laisse savourer en silence.

Là je me dois d’intervenir : Karine Arabian propose aussi de la maroquinerie 🙂 des sacs sublimes, des portefeuilles originaux, et des bracelets, à collectionner.

Elle a l’esprit rock’n roll dans les niches de velours, et je me recueille devant ses escarpins ou les boots, que j’imagine tout à fait aux pieds de PJ Harvey en concert…

Soudain, comme flottant dans l’air frais, sur des plaques de verre au centre de la pièce, d’autres merveilles et une inscription qui sonne comme une formule magique : « fin de collection »…

Autrement dit, les pantoufles de l’hiver dernier, bradées… Youpi ! J’ai cru à une hallucination psychédélique passagère.

J’avoue, j’ai tenté ces dernières.. et avec 12 cm d’altitude, c’est le monde entier qui semble différent, plus vaste, mon état d’esprit conquérant (et mon équilibre instable).

Elles sont toutes bien réelles, et vous attendent.

Tandis qu’Hélène me contait l’histoire de la boutique, j’ai laissé mon appareil photo se débrouiller tout seul, le bougre, et je n’ai pas regretté : il a visé une pochette mi-cuir mi-toile peinturlurée, fermoir et chaînette dorés.

Ce qui m’a rappelé le choc initial de cette matière colorée, et les bottes à courant d’air qui vont avec !

Qu’est-ce qu’on risque à essayer ?

Ben de tomber en hypnose devant le miroir par exemple, de se ridiculiser, narcissique.

Comme je me contorsionnais bizarrement, Hélène a accepté de jouer les photographes…

 

Hein qu’elles sont super ? Dans toutes les positions et sous chaque angle je les aime…

Enhardie par leur ligne d’enfer et les encouragement d’Hélène, j’ai soudain oublié les longues années écoulées depuis mon dernier cours de danse. Sur le confortable sofa, je suis partie en vrille, crazy comme une danseuse, et j’ai levé la jambe pour une photo que bien des blogueuses mode ne tentent même pas (elles ont raison) !

Aïe ! Je crois que j’ai un claquage sous la cuisse gauche. Décidément les chaussures me font faire n’importe quoi… Oui, par ici.

Ma complice du jour dans le miroir magique pour une dernière image avant de quitter les bottes de l’été.

Je crois que la conclusion est évidente : cette boutique entre dans mon guide shopping spécial shoes… Et si vous n’êtes pas fan de chaussures, avec un peu de chance, vous tomberez sur Lou, la plus craquante des vendeuses, actrice à ses heures, charmeuse dont les fossettes justifieraient à elles seules le déplacement jusqu’à cette adresse : je la couronne immédiatement Miss Papillon !

Dis-moi, Fred, ça ne te donne pas des envies de modelage de chevelure, pareilles boucles d’ébène encadrant un visage de madone ?

Bon ne vous y trompez pas : la botte est sur le comptoir mais ce n’est qu’en attendant de retrouver sa place et j’ai été très sage (mais uniquement parce que mon anniversaire approche… et que l’espoir fait vivre).

Preuve s’il en fallait une qu’elle m’attend encore dans sa vitrine :

Je repars vers un chevalier venu me retrouver au bout de la rue, visiter le petit square Montholon, celui-là même qui a inspiré à Karine l’agencement de sa boutique :

Un amoureux, un banc public, le printemps qui chante dans les buissons et c’est Paris qui devient verte !

La vie est belle…

Anne

Liens et informations pratiques :

Boutique KARINE ARABIAN
4 rue Papillon
75009 Paris
Tel : 01 45 23 23 24
Lundi/Samedi 10H30 – 19H30

Site officiel de Karine Arabian
Site de Julie Legrand (souffleur de verre, conceptrice du lustre)
Site de Joseph Grappin (architecture de la boutique)

Une réflexion sur “Numéro 4, rue Papillon

    • Je crois bien que le parquet est inscrit aux monuments historiques : y’a 2 personnes au monde qui peuvent changer une latte et il te faut 10 papiers signés pour ça 😉 Il est superbe, je suis d’accord : envie de se frotter par terre…

  1. marta dit :

    …la jeune femme sur le canapé « nuage », perdue dans ses pensées  » rêve de shoes « , me rappelle quelqu’un 🙂

  2. Ahahaha ça c’est un billet spécial Lancelot non? Tu devrais le lui mettre en page d’accueil, avec une vois douce et féminine qui lui susurre: Cher Lancelot, vous avez un Message banderole. Avec toutes ces photos en plus il ne peut pas se tromper de modèle. Quant à moi, je met une mention très spéciale à la danseuse sur canapé!

    • Comment ça j’ai pas été subtile ??? Nannn… c’est toi qui es particulièrement perspicace^^
      Si tu savais le nombre d’indices que j’ai laissés partout dans l’appart, sa boîte mail, ses poches. ll n’aura que l’embarras du choix entre ces bottes, la montre swatch 2 tours, la bague Chanel mini camélia, le chapeau de paille destroy Maison Michel, le bracelet Gas pour le Japon, le bébé labrador, les boots Zanotti version printemps, une tartelette abricots Dalloyau, le dvd de Harry Potter, l’intégrale de Pergolese etc etc… et en plus s’il lit les commentaires, il trouvera là un récapitulatif 🙂
      Mais il m’a déjà dit quel serait mon cadeau : une virée shopping en scooter avec lui (qui attendra sur le trottoir tellement il a la phobie des boutiques) samedi. YOUPI !

  3. mimioui dit :

    hyper mega fan des bottes que je n’oserais jamais porter & surtout des escarpins qui me font de l’oeil 🙂

  4. non je ne savoure pas en silence je gémis devant tant de beauté (rooh je plaisante 😉 j’aime bien tes photos, elles me donnent envie de retourner vivre a Paris !
    sinon j’adore la photo avec le claquage de cuisse hihi toujours autant d’humour,
    Bise

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