Kindle: prise en main réussie

L’efficacité des transporteurs modernes m’effraye, elle parvient même à gommer les détours amusants que les colis font parfois. Le Kindle commandé le 20 octobre à minuit était environ 24h plus tard à Cologne, en provenance des USA. Transféré de Cologne à Genève dans la nuit, UPS a dû se dire que c’était trop rapide, et ils l’on renvoyé à Cologne, d’où il est revenu à Genève, résultat: une livraison le 22 après-midi au lieu du matin, moi je dis chapeau! Ceci étant dit, je n’écris pas aujourd’hui sur UPS, je vais donc en venir au Kindle lui-même. Emballage réduit au strict minimum, ce qui est très bien, c’est bon pour les arbres et pour ma poubelle.

Le contenu est également très simple, le Kindle, le cable pour le recharger, et une petite notice d’utilisation, très succincte, encore un bon point, on est pas là pour étudier un mode d’emploi complexe.

Premier allumage du Kindle, et première impression agréable, l’appareil est déjà enregistré sur le compte ayant servi à l’acheter, et la connexion 3G marche toute seule sans avoir besoin de faire quoi que ce soit. Je me retrouve à la première page d’un mode d’emploi un peu plus détaillé et illustré qui est enregistré dans l’appareil. Je parcours les premières pages, c’est même intéractif, mais franchement, au bout de 4 pages on se dit qu’on en sait assez pour lire un livre, et hop, un clic sur le bouton home pour aller à l’écran d’accueil.

Je vais essayer d’être assez objectif, même si 24h c’est peu pour se faire une idée précise de ce que sera mon utilisation future de cet appareil, et vous donner mes impressions, positives et négatives.

La première, et de loin la plus positive, est le rendu de l’écran. L’encre électronique (e-ink) est réellement bluffante. La finesse des lettres approche vraiment celle des belles éditions imprimées, et dépasse selon moi celle des éditions de poche auxquelles je suis habitué. Le seul reproche que je pourrais faire est sur le fond de l’écran, un tout petit peu trop sombre. Sans rechercher un blanc éclatant qui fatigue les yeux, je pense qu’il y a des progrès à faire à ce niveau.

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J’étais prévenu, mais ça m’a quand même surpris, on ne se refait pas, l’écran n’est pas retro-éclairé, donc pas de lecture dans le noir, mais après tout, n’est-ce pas un livre électronique? Qui lit des livres dans le noir? La contrepartie agréable est que plus la lumière est forte, plus l’écran est lisible, contrairement à tous les écrans LCD ou OLED qui peuplent nos appareils modernes et qui en plein soleil sont totalement illisibles.

Les commandes sont réduites au minimum: le clavier n’est utile que pour prendre des notes, rechercher dans le Amazon Store dans le dictionnaire intégré, il est assez pénible d’utilisation, mais comme on ne s’en sert pas fréquemment et pas pour de longs textes, ça ne me dérange pas plus que ça, après tout, je me suis bien fait au clavier de l’iPhone, alors…

Quatre boutons, deux de chaque côté permettent de revenir à l’écran principal (Home, à droite) passer à la page suivante (Next page, un à droite et un à gauche) et revenir à la page précédente (Prev page, à gauche).

À droite du clavier, un mini stick directionnel et cliquable, pour déplacer le curseur ou le lien sélectionné dans la boutique Amazon, un bouton Menu pour accéder à un menu contextuel et un bouton back, qui comme son nom l’indique permet de remonter dans l’historique de ses actions.

L’achat d’un livre chez Amazon se passe sans souci, et quelques minutes après, me voilà avec mon premier e-book directement téléchargé via la connexion 3G gratuite. Pour la petite histoire, il s’agît de Neuromancer de William Gibson, lu il y a longtemps en français et que j’avais envie de relire en anglais depuis un moment, c’était donc l’occasion.

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Oui, car il faut le dire, le Kindle bien que vendu maintenant en dehors des USA, est lié au catalogue Amazon.com pour le moment, et l’offre en livres qui ne soient pas en langue anglaise est très très mince. Une rapide recherche m’a montré environ 2000 titres sur un catalogue de 300 000 environ. De plus, les livres en langue étrangere ont tendance à être des classiques libres de droits plutôt que des parutions récentes, mais comme je l’indiquais dans mon article précédent, ceci est amené à changer rapidement. Ceci dit, l’achat de 30 oeuvres de Jules Verne en un seul fichier pour $ 2.99 a, je l’avoue, un côté tentant, c’est toujours agréable à relire.

Mais revenons à la Matrice, je commence ma lecture de Neuromancien, et je me retrouve confronté à deux évènements inattendus, un désagréable, l’autre formidable. Commençons par les mauvaises nouvelles: à chaque page tournée, un flash noir se produit. Après recherche dans la doc, Amazon prévient que c’est normal et que c’est lié au fonctionnement de l’e-ink. Normal peut-être, mais un poil désagréable, ceci étant dit, je m’y suis habitué rapidement, et je ne pense pas que ce soit plus gênant que ça à la longue. Moins en tout cas que l’animation de page qui tourne que je craignais de rencontrer dans mes pires cauchemars.

La bonne nouvelle, elle, vaut son pesant de cacahuètes. Le Kindle contient le New Oxford American Dictionary, et à tout moment, il suffit de déplacer le curseur (avec le mini stick pour ceux qui n’ont pas suivi) devant un mot, pour en lire une courte définition en bas de l’écran. Une pression sur la touche Enter du clavier donne accès à la définition complète. La fonction marche évidemment aussi dans les pages du dictionnaire, donc si un mot ne vous semble pas clair dans la définition, hop, on peut aller en chercher le sens et ainsi de suite… le risque étant de se retrouver rapidement à lire le dictionnaire au lieu de son roman, mais bon, c’est intéressant aussi, non?

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Ça me rappelle un peu mon premier lecteur de DVD, quand j’ai commencé à tout regarder en VO sous-titrée en anglais, et j’ai enfin fait des progrès dans cette langue, c’est un outil formidable pour perfectionner son vocabulaire.

Je passe un peu vite sur les fonctions annexes, on peut ranger les livres lus dans une section archives, on peut revenir à la page qu’on était en train de lire lorsqu’on a arrêté la dernière fois, on peut ajouter des notes, modifier la taille des polices, voire se faire lire les livres par le Kindle, si on aime les voix un peu monotones.

Je ne peux pas dire combien de temps dure la batterie, a priori longtemps car la particularité de l’e-ink est de ne consommer d’électricité que lorsqu’on modifie l’affichage (en gros lorsqu’on change de page) mais pas pour maintenir une page affichée. De plus, on peut désactiver la connexion sans fil, ce que je me suis empressé de faire, je la reactiverai uniquement lorsque je souhaite acheter des livres, pas à cause de la batterie, mais parce que bon, il y a assez de rayonnements électromagnétiques comme ça, sans avoir besoin d’en rajouter.

Ça a donné d’ailleurs la possibilité à Amazon d’introduire une petite chose amusante dans le Kindle: lorsque vous l’éteignez, au lieu d’afficher un écran vide, il affiche une image, portrait d’écrivain, illustration d’encyclopédie ou autre qui reste affichée jusqu’à l’utilisation suivante. J’ignore combien d’images sont stockées dans l’appareil, mais c’est amusant de les voir, j’en ai d’ailleurs pris quelques unes en photo (à ce propos, mes excuses les plus plates pour la qualité médiocre des photos de cet article, entre le ciel gris et le fait que le Kindle a tendance à renvoyer l’éclair du flash directement dans l’objectif, ça n’a pas été facile, il a fallu travailler à l’ancienne, tungstène 100W).

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On en arrive donc à la question fatidique de l’avis personnel: est-ce un bon achat, le Kindle va-t-il revolutionner la lecture et reléguer le livre imprimé aux oubliettes?

En toute franchise, je pense que oui, c’est un bon achat, et oui je m’en servirai très régulièrement, car il a d’immenses avantages sur les livres imprimés, mais, car il y a toujours un mais, je pense que non, il ne remplacera pas le livre imprimé, ni lui ni ses successeurs pendant quelques années (j’espère longues) encore.

Je reviens à peine sur les avantages d’un tel appareil en voyage, c’est évident que pouvoir avoir des dizaines de livres sur soi dans un appareil qui permet de les lire confortablement est formidable. La prise en main est très facile, l’utilisation aussi, il n’est donc pas réservé à une population de geeks. Avoir un dictionnaire à disposition est très bien aussi (je suis sûr que vous emportez rarement le votre en avion). L’utiliser pour lire journaux et magazines, généralement jetés très rapidement est aussi une bonne chose pour les forêts de notre planète. A la maison, télécharger un livre qu’on a envie de lire en 3 minutes au lieu de sortir l’acheter ou le commander en ligne peut aussi être un avantage.

Du point de vue du format et du poids, il se situe entre les livres de poche et les éditions reliées, tout en étant évidemment plus fin.

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Seulement, les livres et les libraires aussi ont leurs qualités qu’on ne doit pas oublier trop rapidement. J’aime par exemple entrer dans une librairie et flâner dans les rayons. J’en sors presque toujours avec un livre dont je n’avais pas la moindre idée avant d’entrer. Impossible ou presque en achetant en ligne. J’aime lire dans mon canapé, couché sur le dos, et parfois le sommeil me prend par surprise, et mon livre de poche en glissant doucement sur le tapis ne me réveille pas, il ne me réveille même pas s’il se pose sur mon nez… je ne pense pas pouvoir en faire autant avec le Kindle, même s’il a des coins arrondis. J’aime corner la page courante quand j’arrête de lire, si si, j’adore ça car je trouve que respecter un livre c’est le patiner, lui donner les moyens de montrer à ses congénères dans les étagères que lui, il a été lu et relu. Je n’aime pas les livres qui semblent neufs dans les bibliothèques.

Je pense donc que nous sommes face à une nouvelle façon de lire, de la même façon que télécharger la musique en ligne est une nouvelle façon d’en écouter, mais qu’aller acheter un CD ou un LP chez le disquaire est un plaisir.

Je sais alors que beaucoup vont s’insurger et me dire que justement, la musique en est la preuve, les habitudes sont en train de changer, mais je ne le crois pas. De nouvelles habitudes s’installent, les anciennes se serrent un peu pour leur faire de la place, mais allons, est-ce que la peinture a disparu à l’avènement de la photo? Est-ce que le cinéma a détruit le théâtre? Est-ce que la musique enregistrée à supprimé les concerts?

Non, les livres électroniques arrivent, ils auront leur place, à côté des autres, imprimés.

Paolo

Une réflexion sur “Kindle: prise en main réussie

  1. virg dit :

    Oui ca a vraiment l’air top ! J’en ai vraiment envie, mais je ne sais toujours pas si ce sera le Sony ou celui-ci…. Cote biblio, tu as trouve des Ludlum ??? Et est ce que tu peux faire des sauvegardes de tes livres, la question etant surtout comment eviter de tout perdre si il plante ???

  2. @virg: Coucou toi! Hélas pas de Ludlum pour le moment, en meme temps, je crois les avoir tous lus…

    Pour la question de la sauvegarde, pas de souci, Amazon stocke tes achats dans leur cloud, d’ailleurs, une appli PC vient de sortir, une appli Mac est en préparation et une appli iPhone existe qui te permettent de récupérer les livres achetés sur ton compte.
    Si tu perds ou casses ton Kindle donc, il suffit d’enregsitrer le nouveau avec le même compte et il recevra tes livres directement.

  3. damien dit :

    Toujours fascinant d’etre a l’aube d’une revolution technologique de masse, juste la au bord de la falaise, a sonder le vide du regard…
    Parce qu’il est absolument evident que tous les geeks seront equipes dans 1 an, tous les bobos dans 24 mois et ma voisine altermondialiste dans max 10 ans.
    Mais Paolo a raison, ca ne remplacera jamais nos vieux chers bouquins. Juste un complement de plus dans une longue serie. Par contre, pour les lecteurs compulsifs de journaux et magazines sur le net dont les yeux rougis donnent des arguments a la voisine altermondialiste – difficilement refutables sans etre de mauvaise foi – ca sera probablement un alleluja. Au diable les kilos de papier recus toutes les semaines, finie la pile de journaux moisis sur le tabouret des chiottes, vive un kindle dans chaque piece.

    Mais Paolo, a quand Le Monde sur Kindle ? Et accessoirement.. combien qu’il coute, le bidule gentil ?

  4. Ahhh, tiens voilà l’occasion de donner une bonne nouvelle: Le Monde est déjà dispo sur Kindle, avec les Echos, ce sont les deux titres Français pour le moment. Test gratuit de 14 jours, ensuite 27$ par mois.

    Quant au prix de l’appareil, il vient de baisser à $259 (merci le Nook), avec frais de port et taxes d’importation, ça fait dans les $300 en France, soit 200 €.

  5. Je n’ai pas encore d’avis personnel sur ce nouvel objet, mais ta note m’aide à y voir plus clair, merci Paolo! Je n’étais par exemple pas au courant de la possibilité d’aller chercher la définition des mots dans le dictionnaire, ça change bcp de choses quand on lit un livre en anglais. Maintenant, il ne me reste plus qu’a avoir ce Kindle en main.

  6. virg dit :

    Merci Paolo pour tous ces renseignements ! D’ailleurs, si il vient des US, a t’il quand meme les prises de chargeur adaptees ?
    A part ca, Paolo, c’est un vrai plaisir de te lire… J’espere grace a toi connaitre tous « les meilleurs » engins electroniques a acheter, sans devoir lire des articles ininteressants (enfin a mon gout) dans les magazines specialises… cool ! En tous cas, encore merci pour la prose…

  7. @virg: merci!!!!!!! Nous allons faire de notre mieux pour continuer à mériter ces compliments.
    L’adaptateur fourni a une prise US, toutefois, il fonctionne avec toutes les tensions, donc on peut le brancher partout moyennant le convertisseur adéquat.
    De plus, à la manière de celui des ipods ou iphones, le câble qui va de l’adaptateur au Kindle a une prise USB, on peut donc tout simplement charger en le branchant sur un ordinateur.

    Posté depuis mon iPhone

  8. Daniel dit :

    geek altermondialiste vaguement bobo, je me demande combien de temps vais-je attendre avant de m’acheter une liseuse 😉

    Mais sûrement pas le kindle :
    – à cause de son couplage avec amazon (la même raison qui me fait fuir Apple pour leur politique de verrouillage du consommateur). Pour ceux qui ont oublié, amazon peut faire ce qu’il veut des contenus de votre kindle (http://www.livreshebdo.fr/numerique/actualites/deux-classiques-d-orwell-supprimes-de-l-offre-du-kindle-d-amazon/3270.aspx).
    – je n’ai pas envie que toutes mes notes et documents personnels soient stockés sur les serveurs d’amazon (tous les contenus que je veux afficher sur le kindle doivent apparemment passer par amazon qui les transforme dans leur format de fichier propriétaire)

    Sinon, je suis curieux de voir comment le curseur est géré avec l’encre électronique…

  9. @Ema : je pense qu’un système de prêt entre Kindle va être mis en service… mais probablement le temps où tu prêteras ton livre, tu ‘y auras plus accès sur ton kindle… donc en fait ça marche comme avec les vrais livres : si l’autre décide de ne pas te le rendre, tant pis pour toi 😉 information totalement fausse si ça se trouve à vérifier auprès de Paolo.
    @Daniel : Paolo te répondra sur ce à quoi je ne comprends rien… mais pour ta première réflexion, note que le gilet violet en crochet, à vendre dans une autre catégorie du site, peut aussi s’appeler une liseuse de grand-mère… on trouve décidément de tout ici 🙂

  10. Daniel dit :

    Alors c’est que je m’exprime mal, parce que c’est un problème éthique et non technique.

    Le kindle utilise un format de fichier « propriétaire » (les fichiers numériques qui sont dans le kindle ne peuvent pas être lus ailleurs, et leur lecture dans le futur dépendra du bon vouloir d’amazon, il est donc probable que la bibliothèque accumulée ne sera plus consultable dans quelques dizaines d’années si la société a disparue, ou décidé qu’elle abandonne ce format, un peu comme les textes écrits il y a 15 ans sur certains logiciels de traitement de texte disparus sont illisibles aujourd’hui).

    Ensuite, pour mettre sur le kindle telle thèse ou bouquin en cours d’écriture que je viens de proposer de relire, je dois envoyer le fichier chez amazon qui va le transformer pour le mettre au bon format sur mon compte amazon et le rendre ainsi accessible à mon kindle. De même, les notes que je saisis en lisant un livre sont également stockées dans le « cloud », donc sur les serveurs Amazon.

    Par principe, je refuse que toutes ces données personnelles soient stockées chez Amazon (ou ailleurs que chez moi), c’est mon coté geek altermondialiste 😉
    (je pousse ça jusqu’à avoir mon propre serveur de mails pour éviter qu’ils soient stockés chez un tiers, chose effectivement pas encore accessible à tous)

    Pour le kindle, je n’ai pas lu les clauses d’utilisation, mais je ne serais pas étonné que l’on achète pas l’appareil mais seulement le droit de l’utiliser, et pas les livres mais seulement le droit de les lire (ça revient au même à priori, sauf que le fichier ne vous appartiendrait pas, pas de copie privée possible, vous ne pouvez pas le donner, etc.).

    Si ces questions vous intéressent, je vous invite à lire http://formats-ouverts.org/blog/2007/09/14/1329-et-le-patrimoine-numerique-il-en-est-ou (le site a plein d’autres articles sur ces sujets).

    Et sur le livre papier/numérique, une interview d’Umberto Eco : http://www.telerama.fr/livre/umberto-eco-internet-encourage-la-lecture-de-livres-parce-qu-il-augmente-la-curiosite,47983.php

  11. Daniel dit :

    En préalable, une précision, il ne s’agit nullement ici de dénigrer Amazon, leur business model est clair, leur liseuse est pas mal et abordable, le système du « cloud », où toutes mes infos sont dispos en permanence a ses avantages. Il faut juste être « éclairé » sur les tenants et les aboutissants, notamment le fait que tous les livres achetés ne pourront pas sortir du kindle (pour être lu sur un vulgaire PC ou une future liseuse à venir d’un autre constructeur par exemple).

    Pour illustrer, quelques extraits du guide kindle en français (http://s3.amazonaws.com/kindle/Important%20Information%20-%20French.pdf)

    p.5 …EN UTILISANT L’APPAREIL KINDLE, VOUS ACCEPTEZ D’ÊTRE LIÉ PAR LES TERMES DU
    PRÉSENT CONTRAT.

    p.6 …Amazon vous accorde le droit non exclusif de conserver une copie permanente du Contenu Numérique applicable et de consulter, d’utiliser et d’afficher ledit Contenu Numérique de manière illimitée, uniquement sur l’Appareil ou tel qu’autorisé par Amazon dans le cadre du Service et exclusivement à des fins d’utilisation personnelle, non commerciales. Le Contenu Numérique vous sera réputé concédé sous licence par Amazon en vertu du présent Contrat sauf disposition contraire expressément prévue par Amazon.
    (rq perso : bizarre, « copie permanente » et « illimitée » devrait interdire le retrait d’un livre acheté, ce qu’il ont déjà fait, et ça parait contradictoire avec le reste, il faudrait demander à un juriste)

    Restrictions. Sauf indication spécifique contraire, vous ne pouvez pas vendre, louer, louer à
    bail, distribuer, diffuser, sous-licencier ou autrement céder tous droits relatifs au Contenu
    Numérique ou à toute partie de celui-ci à un quelconque tiers
    (rq perso : bizarre aussi, est-ce que prêter son kindle ne revient pas à « sous-licencier » ?)

    p.8 Changements relatifs au Service. Amazon se réserve le droit de modifier, suspendre ou
    interrompre le Service à tout moment, et Amazon ne sera pas responsable envers vous
    relativement à l’exercice d’un tel droit.

    p.9 Modification. Amazon se réserve le droit de modifier toute clause du présent Contrat à son
    entière discrétion en publiant la clause modifiée sur la boutique Kindle ou le site web
    Amazon.com. En continuant d’utiliser l’Appareil et le Logiciel postérieurement à la date de
    prise d’effet d’une telle modification, vous serez réputé avoir accepté d’être lié à celle-ci.

  12. Paolo dit :

    @Anne: le prêt de livres n’est pas encore une option du Kindle, mais comme Barnes & Noble l’a annoncé dans le Nook, on imagine qu’Amazon suivra probablement si la chose leur fait perdre des clients.

  13. Paolo dit :

    @Daniel: Avant tout merci pour avoir pris le temps de nous faire partager ton analyse et de la documenter. Il faut que je te dise que fondamentalement je partage pas mal de tes questions et tes doutes. Si je n’en ai pas parlé lors du premier test du Kindle c’est parce que justement c’est un sujet qui demande un peu plus de réflexion, car il dépasse largement le périmètre de cet appareil et de son contrat.

    Les deux phénomènes que tu critiques, à savoir le transfert progressif de l’achat de supports media (livres, disques, vidéos, etc…) vers l’achat de licences d’utilisation des mêmes media transférés dématérialisés via le réseau et le stockage des données privées dans le cloud sont en train de révolutionner à mon sens notre société.

    Ce qui est gênant est que cette révolution a lieu de manière très silencieuse finalement, car il est plus immédiat pour tout le monde, moi le premier, de s’extasier devant les nouvelles possibilités offertes que de s’inquiéter des anciennes possibilités supprimées.

    Comme je le disais, le sujet m’intéresse également, et du coup tu m’as donné une idée pour un article futur, car je trouve qu’il est trop important pour n’être discuté que dans ces commentaires.

    Je vais donc prendre le temps de visiter les sites que tu linkes et me documenter un peu plus.

    Par contre je me permet d’attirer ton attention sur un fait, qui justement montre en quoi ces changements se font même sans notre accord: même si tu disposes de ton serveur email personnel, ce n’est pas forcément le cas de tes correspondants. Donc, sauf à n’écrire qu’à des personnes qui sont dans le même cas que toi, ta correspondance a des grandes chances d’être tout de même stockée dans le cloud 😉 …

    A très bientôt donc

    Paolo

  14. Merci pour cet article, … qui me donne envie de me lancer! Même si j’adore le contact physique avec nos livres classiques, … je crois que le livre électronique va vite devenir incontournable!

  15. quand je vois ma bibliothèque et le plaisir que je prends à me remettre dans des vieux bouquins…je me dis que le kindle aura sa place, car il ne tue pas le livre, il est juste une autre manière de consommer la culture. De là à lâcher 200€…je vais attendre que le prix baisse…

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