Murmures d’un dimanche nostalgique

Lorsque j’étais jeune,
ça commence bien… on sent la nostalgie, lourdement pesante.
Je recommence.

Il y a quelques jours, sur mon wall facebook, j’ai découvert l’album photo d’un ami exilé, dédié aux murs justement.
J’ai souri à l’insolite de cette fascination et aux images associées.

Et puis le mot lui-même, « Murs », a réveillé chez moi un souvenir oublié, rangé, une phrase plus exactement :

« Entre nous il y a des murs qui jamais ne fissurent… et même l’air m’opprime, quand tu n’es pas là »

Lorsque j’ai reçu cette lettre (d’amour il me semble), j’étais toute jeune, et ma culture musicale laissait déjà à désirer… J’ai trouvé ça beau, et ce garçon brillant.
Je rougis de ma naïveté aujourd’hui, mais pour sa défense, la lettre était longue, et pleine d’humour.
Je ne me rappelle que cette phrase pourtant, la plus ridicule, et la plus plagiée surtout !

La chanson des Innocents n’est arrivée à mes oreilles que quelques années plus tard, par hasard.
L’amoureux transi (et coupable lui) était, depuis longtemps déjà, redevenu un ami, beaucoup plus fidèle que l’amant.
A ces mots pourtant, j’ai bondi : le salaud !!!

Ce n’est pas à lui que j’en voulais. J’étais furieuse de ma propre crédulité.

J’ai eu la chance de recevoir de très jolies lettres.
D’autres plumes, d’autres mots, plus personnels et que la pudeur m’interdit de dévoiler ici, me montent à la tête.
Des effleurements de mains moites, tendues sous les bureaux, faisant passer pendant le cours une déclaration maladroite, pliée en huit, lue par les intermédiaires en ricanant.
Une œillade complice, accompagnant un billet glissé dans la poche de ma veste DH*.
Ou carrément LA lettre, celle en 5 feuillets, publiable dans la Pléïade, contenant un sonnet, une pièce en un acte, un algorithme, une nouvelle et même une partition inédite.

Douce ivresse que celle provoquée par la rêverie nostalgique, au pays des premières amours…

Merci à Cyrille pour ses belles images volées… et merci aux autres, pour tout le reste 😉

Anne

*oui j’ai eu une veste Daniel Hechter mais j’avais 10 ans… et non je ne parlais pas d’un billet de banque mais bien d’un billet doux !!!





 

Une réflexion sur “Murmures d’un dimanche nostalgique

  1. Cyrille dit :

    Ca me plait… Je te promets que je vais te concocter un petit album photo rien que pour toi en fouillant dans mes archives. Histoire de t’inspirer encore… Les murs qui nous protegent mais nous enferment. Qu’on construit patiemment, brique apres brique, pour passer par dessus ensuite ou aller droit dedans. Le dos au mur et le mur des lamentations.

  2. J’aime le mur de bonbons: bel éblouissement causé par les couleurs au goût acidulé, mais peu de risques de succomber à la tentation.
    Délicieux plaisir de l’art: il est temps que je retourne dans un musée ou voir une expo.
    Bonne journée.

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