Le salon imaginaire

« C’est un endroit extraordinaire. Il y a des canards qui parlent anglais… » Pas exactement, mais tout de même. Je vous propose ce matin une vision assez idéalisée de ce qui aurait pu être mon salon.

Gris. Bien sûr. Très pâle, avec des touches de nacre. Gris perle adouci. Un salon entièrement imaginé par David Gaillard dans lequel j’ai parcimonieusement déposé quelques accessoires que vous pouvez retrouver en vous amusant (il y en a 4).

Entrons par la verrière en ferronnerie de la cuisine que je vous montrerai prochainement, voulez-vous ?
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La symétrie est volontaire, une ouverture à droite, une à gauche, au fond du salon, vers la chambre, comme annoncé lors des travaux, pour répondre à la double porte vitrée.

Et là, contre le mur du dressing de l’autre côté, un recoin tout pur et beau, qu’on aurait presque peur de souiller avec nos grosses papattes.

Sur le joli tapis gris de David, ce qu’on appelle classiquement « le salon »:
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Canapé moelleux de lin, table basse rustique, rebords de fenêtre décorés, sablier retourneur de temps, quelques feuilles vertes, tableau qui invite à une promenade Burtonienne dans des bois mystérieux, et le miroir enfin, à la patine revue argent, qui reflète la lumière du patio en face, la diffuse… Il ne manque pas grand chose !
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Ajoutons pour répondre aux questions des curieux une statue de plâtre en pied du grand-père, dont les hauts faits de Résistance lui coûtèrent la vie et lui valurent des médailles, dont les frasques privées furent nombreuses sous la moustache qu’il entretenait avec autant de régularité que ses danseuses.
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De là où nous l’avons posé, il a une vue imprenable sur ce qui fut, l’espace d’une journée, MON salon.
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Et s’il faut finir de vous en convaincre, voici les preuves annoncées, choisies avec David ce matin-là, alors que nous préparions le déménagement, dans les derniers cartons encore ouverts aux quatre vents.

Il a filé à vive allure, embarquant quelques trésors, retrouver Sandrine Fournier, la merveilleuse photographe à qui je dois tous ces clichés parfaits.
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Ça ne sert pas à grand chose à cette heure ensoleillée, mais pour le plaisir de vous montrer mes interrupteurs en bakélite qui m’excitent, allumons la lumière !
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Lampes minimalistes que vous trouverez aux Curieuses, ou projecteur vintage que je ne lâcherai plus, « fiat lux ».
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« Pourquoi ? » est la question qui vous tenaille depuis le titre de cet article… « Pourquoi n’est-ce pas ton salon, Anne ? Ton vrai salon ? »

Et bien ça aurait pu. Ça aurait dû même. Car le pitch de départ à David était « On est deux à vieillir là. Privilégions l’espace, la circulation, on veut respirer. Pas de chambre d’amis, pas de contrainte. On leur offrira l’hôtel mais on garde nos précieux mètres carrés parisiens. »

Et puis un beau matin au milieu des travaux, alors que les plans étaient validés, les peintures bien entamées… tout penauds comme des gamins qui ont fait une bêtise, on est arrivés devant David à la réunion de chantier et on lui a annoncé un petit, minuscule… vraiment minime… changement de programme. Un qui aurait peu de conséquences sur son travail, promis. GLOUPS.

Et bah il a tenu bon le Gaillard ! Il a assuré et trouvé une solution. On allait construire une cabane dans le salon. Poppy aurait sa chambre de princesse. Il lui trouverait un lustre à pampilles, lui fabriquerait un ciel de lit léger comme l’air… Il n’allait pas nous abandonner. OUF !

En revanche… Adieu recoin du salon. Bye bye double circulation. Quelques photos immortalisent l’endroit, puis là, juste entre la porte et la poutre, le miroir et mon sac Boy en galuchat, on reprenait truelle et pots de peinture pour tenter d’optimiser la surface réduite sans trop perdre de respiration.
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Ce salon que vous voyez, il n’est plus un salon, pas encore une cabane. Le compte à rebours est lancé. Nous n’avons que quelques semaines d’avril pour en faire une chambre d’enfant.

C’est la révolution dans nos vies et dans l’appartement, mais ça me donne l’occasion de continuer prochainement la visite avec une version bis (repetita placent) du salon, celle dans laquelle nous avons posé nos bagages.

Merci à David Gaillard et Sandrine Fournier pour cette mise en scène et ces photos qui me font rêver.

A bientôt,

Anne

Crédit photos: Sandrine Fournier
Décoration: David Gaillard
Verrière: Les Ateliers du 4

12 réflexions sur “Le salon imaginaire

  1. Mrs B dit :

    C’est amusant, je connais pas mal de couples « victimes » du syndrome du nid prévu pour deux, trois, quatre et qui finalement en cours d’achat et/ou de travaux doit faire de la place pour un petit oisillon pas du tout envisagé.
    Confidence pour confidence nous avons nous même expérimenté le petit nid pour deux devenu trop petit avant la fin des travaux- moralité on a revendu l’ appartement et déménagé, fils ainé n’ avait même pas un an (ceci dit en province et il y a 25 ans c’ était fastoche).

    Ton salon imaginaire est merveilleux mais la vie réelle l’est bien davantage.
    Poppy, c’est ravissant, et ça va mettre de la couleur dans toute cette belle harmonie tellement sage qu’elle en deviendrait presque grise. ;)

    • Anne dit :

      Tu avais raison Mrs B ! Les couleurs ont accompagné Poppy, en commençant par le vieux rose, puis le bleu de prusse… Cette enfant est déjà un arc en ciel dans le gris de la maison :)

  2. Oo )

    Exactement, Mrs B, laissons tomber le salon!
    Par contre le sac et les chaussures s’accordent parfaitement avec ce lumineux nid-cocon.

    • Anne dit :

      Ah ! Soyons lucides : ces chaussures et surtout ce sac s’accorderaient avec n’importe quoi :)

  3. Ping : Une verrière dans la cuisine | Chic & Geek

  4. Ping : SOS – Nursery – Chambre Bébé | Chic & Geek

  5. À Singapour dit :

    J’adore ! Et tout d’abord toutes mes félicitations pour cette merveilleuse nouvelle.

    Toute petite question,
    Pouvez me dire d’où viennent les deux fauteuils en fer noir dans le salon, je crois que je vais craquer pour faire plaisir à mon épouse :-) même s’ils doivent prendre l’orient express pour être réceptionnés ici à Singapour.

    • Anne dit :

      Merci beaucoup beaucoup pour le compliment et surtout d’avoir lu mes délires :)
      Les fauteuils très beaux viennent de la boutique « Les Curieuses » de David Gaillard. On en beaucoup parlé par ici parce que c’est un endroit fabuleux http://chicandgeek.com/tag/curieuses/ . L’adresse mail est contact@lescurieuses.com
      Des fauteuils qui arrivent par l’Orient Express ??? Ils en auront des choses à vous raconter au creux de l’oreille, quelle chance !

  6. Marilou dit :

    Quelle douceur! Ce salon éphémère en inspire plus d’un/e… pourriez-vous me dire d’où vient ce canapé en lin qui a l’air si confortable ?

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